Les voyageurs interrogent souvent leur professionnel de santé sur l’utilisation des médecines complémentaires ou intégratives pour traiter les maladies et affections liées aux voyages. Les allégations concernant les compléments alimentaires, les produits à base de plantes (encadré 1.13.1) et autres approches complémentaires pour les problèmes de santé liés aux voyages ne sont pas toujours étayées par des preuves scientifiques. Soyez prêt à discuter des bienfaits connus des médecines complémentaires et intégratives et à informer les voyageurs de leurs effets secondaires possibles ou des interactions médicamenteuses éventuelles.
Les thérapies non éprouvées sont abordées dans cette section à titre informatif uniquement et leur utilisation n’est pas recommandée. Le CDC ne recommande que les thérapies approuvées par la FDA (Food and Drug Administration). La FDA réglemente les compléments alimentaires, mais sa réglementation est généralement moins stricte que celle des médicaments sur ordonnance ou en vente libre. Les professionnels de santé et les voyageurs sont invités à consulter les avis de sécurité de la FDA pour se tenir informés des rappels de produits et des alertes de sécurité. Deux problèmes de sécurité majeurs liés aux compléments alimentaires sont les interactions médicamenteuses potentielles et la contamination des produits. Des analyses de compléments alimentaires révèlent parfois des différences entre les ingrédients indiqués sur l’étiquette et les ingrédients réels. Par exemple, des produits commercialisés comme compléments alimentaires se sont avérés contenir des ingrédients cachés illégaux, tels que des médicaments sur ordonnance.
De nombreux produits naturels, dont la feuille de coca, l’ail,
le ginkgo biloba et la vitamine E, ont été mis en avant pour prévenir ou traiter le mal d’altitude.
La feuille de coca, mâchée ou infusée, a été utilisée contre le mal d’altitude, mais aucune preuve solide n’a démontré son efficacité ni ses effets indésirables. Les voyageurs doivent savoir que la consommation de feuille de coca peut entraîner un résultat positif à un test de dépistage de cocaïne.
Aucune preuve ne soutient l’idée que l’ail contribue à réduire le mal d’altitude. Les compléments alimentaires à base d’ail semblent sans danger pour la plupart des adultes. Les effets secondaires possibles incluent une mauvaise haleine, une odeur corporelle désagréable, des brûlures d’estomac et des troubles digestifs. Certaines personnes sont allergiques à l’ail. L’utilisation à court terme de la plupart des compléments alimentaires à base d’ail disponibles dans le commerce ne présente qu’un risque limité d’interactions médicamenteuses.
Les études sur
le Ginkgo biloba dans la prévention du mal d’altitude sont insuffisantes pour justifier des recommandations quant à son utilisation. Les produits à base d’extraits standardisés de feuilles de ginkgo semblent sûrs lorsqu’ils sont utilisés conformément aux instructions. Cependant, le ginkgo peut augmenter le risque de saignement chez certaines personnes et interagir avec les anticoagulants. De plus, des études du Programme national de toxicologie ont montré que des rongeurs développaient des tumeurs du foie et de la thyroïde après avoir reçu un extrait de ginkgo pendant une durée allant jusqu’à deux ans.
Une étude a examiné la vitamine E en association avec d’autres antioxydants pour traiter le mal d’altitude ; aucun bénéfice significatif n’a été observé.
Bien que le rhume et la grippe ne soient pas des risques exclusivement liés aux voyages, nombreuses sont les personnes qui cherchent à éviter ces maladies lors d’un déplacement. Parmi les approches de santé complémentaires préconisées pour prévenir ou traiter le rhume ou la grippe, on trouve l’échinacée, le sureau, l’ail et d’autres plantes, l’irrigation nasale saline, les probiotiques, l’argent colloïdal, le géranium d’Afrique du Sud, la vitamine C et les produits à base de zinc.
Une revue systématique et une analyse de 2023 ont conclu que l’échinacée pourrait améliorer les symptômes du rhume ; toutefois, la qualité des preuves était faible à modérée. La prise d’échinacée sur une courte période est probablement sans danger, mais certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires gastro-intestinaux.
La consommation de baies de sureau peut soulager les symptômes du rhume et de la grippe et favoriser une guérison plus rapide. Cependant, le niveau de preuve reste faible, car seules quelques études de petite envergure ont été menées. Les fleurs et les fruits mûrs du sureau semblent sans danger, mais l’écorce, les feuilles, les graines et les fruits crus ou non mûrs peuvent être toxiques et provoquer des troubles gastro-intestinaux.
Aucune preuve solide ne soutient les affirmations selon lesquelles l’ail, les plantes médicinales chinoises, l’huile d’origan et l’huile essentielle d’eucalyptus, utilisés seuls, préviennent ou traitent le rhume, ni que le produit homéopathique Oscillococcinum prévienne ou traite la grippe ou les syndromes grippaux. Une étude de 2022 sur les produits homéopathiques contre le rhume chez l’enfant n’a pas mis en évidence de bénéfice constant.
L’irrigation nasale saline (par exemple, à l’aide d’un pot Neti) peut être utile et sans danger en cas de sinusite chronique. Elle peut également soulager les symptômes des infections aiguës des voies respiratoires supérieures, mais les preuves restent insuffisantes. Même dans les régions où l’eau du robinet est potable, il est recommandé d’utiliser uniquement de l’eau stérile, distillée, bouillie puis refroidie ou spécialement filtrée pour l’irrigation nasale afin d’éviter tout risque de contamination par des agents pathogènes présents dans l’eau.
Les probiotiques pourraient réduire la sensibilité au rhume, à la grippe et aux autres infections des voies respiratoires supérieures, et en diminuer la durée et la gravité. Les effets observés étaient relativement constants selon les différentes combinaisons de probiotiques, de doses et de durées de traitement, mais le niveau de preuve reste faible.
L’argent et l’argent colloïdal ont gagné en popularité grâce aux sites web de marketing en ligne qui en font la promotion contre le SARS-CoV-2. Une revue de 2021 portant sur 16 études in vitro et in vivo des effets des nanoparticules d’argent sur les virus respiratoires a constaté que peu d’études avaient été menées chez l’humain. La FDA (Food and Drug Administration) américaine ne reconnaît pas l’argent colloïdal comme sûr ou efficace, et on ignore si l’argent colloïdal ou les produits à base de nanoparticules d’argent en vente libre sont sûrs ou efficaces contre les virus hautement virulents chez l’humain. Des tests in vitro ont démontré que les solutions de nanoargent peuvent être efficaces contre des virus tels que le virus de l’herpès simplex de type 1 et le SARS-CoV-2. Des observations d’utilisation hors indication de solutions de nanoargent nébulisées chez des patients atteints de pneumonie (sous ventilation mécanique), de sinusite fongique et chez deux patients non hospitalisés atteints de COVID-19 ont montré des améliorations cliniques, y compris la disparition de l’infection. Ceci suggère un intérêt potentiel des solutions de nanoargent pour le traitement des inflammations et infections respiratoires d’origine virale et/ou microbienne. Des essais contrôlés randomisés seraient toutefois nécessaires pour déterminer la fiabilité de ces observations cliniques.
Une analyse de trois études sur le géranium d’Afrique du Sud (
Pelargonium sidoides ), réalisée en 2023, a mis en évidence des preuves de qualité modérée de son efficacité pour soulager les symptômes du rhume. La consommation de géranium d’Afrique du Sud, également appelé « umckaloabo », pendant une courte période est probablement sans danger pour les adultes et les enfants. Toutefois, les personnes sous traitement anticoagulant, souffrant d’une maladie du foie, d’asthme ou d’allergies aux plantes de la famille des géraniums ( Geraniaceae ) doivent éviter d’en consommer.
La prise régulière de suppléments de vitamine C réduit le risque d’attraper un rhume chez les personnes pratiquant une activité physique intense, mais pas dans la population générale. Un apport régulier en vitamine C peut raccourcir la durée du rhume, contrairement à une prise uniquement après l’apparition des symptômes. Attention : un excès de vitamine C peut provoquer des troubles gastro-intestinaux.
La prise de zinc par voie orale, souvent sous forme de pastilles, dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes peut réduire la durée d’un rhume. Cependant, faute de données suffisantes, aucune recommandation ferme ne peut être formulée à l’heure actuelle concernant la supplémentation préventive en zinc. À fortes doses, le zinc peut entraîner des effets secondaires tels que nausées et diarrhées, une carence en cuivre et une diminution de l’absorption de certains médicaments. L’administration intranasale de zinc peut provoquer une anosmie (perte de l’odorat), qui peut être durable, voire permanente.
Divers compléments alimentaires, dont le sureau, la mélatonine, l’argent colloïdal, la vitamine C, la vitamine D et le zinc, ont été proposés pour prévenir ou traiter la COVID-19. Une étude de 2023 n’a mis en évidence aucune preuve d’efficacité de l’argent colloïdal ni du zinc. À l’heure actuelle, les essais cliniques sur le sureau, la mélatonine, les vitamines C et D ne fournissent pas suffisamment de preuves d’efficacité pour recommander ou déconseiller leur utilisation. Les recommandations de traitement de la COVID-19 des Instituts nationaux de la santé (NIH) fournissent des conseils actualisés sur les compléments alimentaires et la COVID-19 à destination des professionnels de santé et des voyageurs.
Les partisans de l’homéopathie affirment que des produits appelés nosodes, ou vaccins homéopathiques, se substituent efficacement aux vaccins conventionnels. Aucune preuve scientifique crédible ni justification scientifique plausible ne soutient ces affirmations.
De nombreux produits sont présentés comme des répulsifs « naturels » contre les insectes, et leur utilisation peut séduire les personnes qui préfèrent éviter les produits synthétiques. Parmi les produits vantés comme répulsifs naturels contre les moustiques, on trouve les produits à base de citronnelle, l’huile de cataire et l’huile d’eucalyptus citronné. Les huiles essentielles et autres produits naturels sont présentés comme efficaces contre les punaises de lit. Certaines études, bien que limitées, suggèrent que les répulsifs à base de plantes, tels que l’extrait
de Ligusticum sinense , la citronnelle, le pin, le Dalbergia sissoo , la menthe poivrée et l’huile de Rhizophora mucronata , pourraient être efficaces contre les moustiques Anopheles (moustiques des marais). Les huiles essentielles de plantes telles que la lavande, le camphre, la cataire, le géranium, le jasmin, l’eucalyptus à larges feuilles, la citronnelle, l’eucalyptus citronné, l’amyris, l’eucalyptus à feuilles étroites, la carotène, le bois de cèdre, la camomille, l’huile de cannelle, le genévrier, le cajeput, le soja, le romarin, le niaouli, l’olivier, la tagète, la violette, le santal, la litsée, le galbanum et le curcuma ont démontré une certaine protection contre différentes espèces du genre Anopheles . Il convient toutefois de noter que l’efficacité répulsive est difficile à interpréter en raison du nombre limité d’études et des nombreuses différences de concentrations, de dosages, de formulations et de méthodes d’évaluation. Étant donné que les allégations relatives à ces produits n’ont pas encore été validées par des recherches rigoureuses et que des études supplémentaires sont nécessaires, les voyageurs devraient utiliser uniquement des répulsifs anti-insectes homologués par l’Agence de protection de l’environnement (EPA).
Des études en laboratoire ont montré que certains produits botaniques, notamment à base de citronnelle, sont efficaces, mais leur durée d’action est plus courte que celle des produits contenant du DEET (N,N-diéthyl-m-toluamide ou N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide). Pour les personnes qui choisissent d’utiliser des produits botaniques, le CDC recommande uniquement les produits homologués par l’EPA contenant de l’huile d’eucalyptus citronné et de suivre scrupuleusement les instructions d’application.
Aucune preuve ne soutient l’efficacité des produits naturels commercialisés pour repousser les punaises de lit. Plus d’informations :
Les approches complémentaires suggérées pour les troubles du sommeil passagers pouvant être liés aux voyages comprennent l’aromathérapie et les plantes (par exemple, la camomille, le kava, la valériane) ; les lunettes bloquant la lumière bleue ; le complément alimentaire mélatonine ; les techniques de relaxation ; et le yoga.
Très peu de preuves étayent l’idée que l’aromathérapie ou les plantes comme la camomille ou la valériane aident à lutter contre l’insomnie. Les effets secondaires importants sont rares, mais la camomille peut provoquer des réactions allergiques. Une autre plante, le kava, est également vantée pour ses vertus soporifiques, mais les études scientifiques sur son efficacité sont insuffisantes. Plus inquiétant encore, la prise de compléments alimentaires à base de kava a été associée à un risque de lésions hépatiques graves.
Certaines études ont montré que le port de lunettes filtrant la lumière bleue pendant plusieurs heures avant le coucher peut améliorer l’insomnie, et une autre étude a révélé que ces lunettes peuvent atténuer les effets du décalage horaire. Les lunettes de soleil protègent également contre la lumière bleue ; il n’est donc pas nécessaire d’acheter des lunettes spéciales filtrant la lumière bleue.
Certaines études suggèrent que la mélatonine en supplément peut atténuer les troubles du sommeil liés au décalage horaire chez les personnes voyageant d’est en ouest. La mélatonine est commercialisée comme complément alimentaire. Ces derniers sont réglementés par la FDA (Food and Drug Administration) en vertu de la loi américaine sur les compléments alimentaires (Dietary Supplements Health and Education Act) de 1994. Toutefois, la réglementation est moins stricte que pour les médicaments, car la FDA n’a généralement pas le pouvoir d’approuver les compléments alimentaires avant leur mise sur le marché. La composition des compléments alimentaires peut varier et la contamination des produits constitue un risque potentiel. Une analyse réalisée en 2017 sur les compléments de mélatonine vendus au Canada a révélé que leur teneur réelle en mélatonine variait de moins de 83 % à plus de 478 % de la teneur indiquée sur l’étiquette et qu’une variation importante d’un lot à l’autre était constatée. De plus, 26 % des produits contenaient de la sérotonine comme contaminant. Les compléments de mélatonine semblent être sans danger pour la plupart des personnes qui les utilisent de façon ponctuelle. L’absence d’études examinant les effets d’une utilisation prolongée rend difficile l’évaluation précise de l’innocuité et de la tolérance à long terme de la mélatonine. Dans une revue systématique de 2019 portant principalement sur des essais à court terme de la mélatonine pour les troubles du sommeil, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient la somnolence diurne (1,7 %), les vertiges (0,7 %), les céphalées (0,7 %), d’autres troubles du sommeil (0,7 %) et l’hypothermie (0,6 %). Presque tous ces effets indésirables étaient considérés comme d’intensité légère à modérée et tendaient à disparaître spontanément ou après l’arrêt du traitement. Pour des recommandations spécifiques concernant le moment d’administration de la mélatonine, veuillez consulter [référence manquante].
Les techniques de relaxation (par exemple, la relaxation musculaire progressive), d’autres pratiques corps-esprit comme la réduction du stress basée sur la pleine conscience et le yoga, ainsi qu’une variété de pratiques spirituelles et religieuses peuvent aider à lutter contre l’insomnie, mais leur efficacité contre le décalage horaire n’a pas été établie.
De nombreux sites web destinés aux consommateurs font la promotion de méthodes « naturelles » pour prévenir ou traiter le paludisme, qui consistent souvent en des modifications alimentaires ou l’utilisation de produits à base de plantes (par exemple, la quinine extraite du quinquina [
Cinchona spp.]) ou d’extraits et de produits dérivés de l’armoise annuelle ( Artemisia annua L. ou armoise annuelle). Il est fortement conseillé aux patients de suivre les recommandations officielles, notamment la chimioprophylaxie antipaludique, et de ne pas se fier à des approches « naturelles » non éprouvées pour prévenir ou traiter cette maladie grave. Pour connaître les médicaments recommandés pour la prévention et le traitement du paludisme.
Les approches complémentaires préconisées pour prévenir ou traiter le mal des transports comprennent l’acupression et les aimants, le gingembre et l’hespéridine (un composé végétal bioactif), les remèdes homéopathiques, la musique et la relaxation, la pyridoxine (vitamine B6) et la vitamine C.
Les recherches ne soutiennent pas l’utilisation de l’acupression ou des aimants contre le mal des transports.
Certaines études en laboratoire et cliniques suggèrent que le gingembre pourrait soulager le mal des transports, mais d’autres études n’ont pas mis en évidence d’effet bénéfique. Bien que les preuves de l’efficacité de l’hespéridine, un composé bioactif présent dans les agrumes, soient très limitées, une étude a suggéré un effet bénéfique contre le mal des transports. Chez certaines personnes, le gingembre peut entraîner de légers effets secondaires (par exemple, des troubles abdominaux). Les recherches n’ont pas permis d’établir avec certitude si le gingembre interagit avec des médicaments, mais des inquiétudes subsistent quant à une possible interaction avec les anticoagulants. L’effet de la prise de suppléments de gingembre en association avec des médicaments en vente libre couramment utilisés contre le mal des transports (par exemple, le dimenhydrinate [Dramamine]) est inconnu. La prise d’hespéridine est probablement sans danger, mais les personnes sous traitement médicamenteux devraient consulter leur professionnel de santé concernant toute interaction potentielle entre les suppléments et les médicaments.
Aucune preuve ne soutient les affirmations selon lesquelles les produits homéopathiques préviennent ou soulagent le mal des transports.
Certaines études suggèrent que l’écoute de sa musique préférée peut accroître la relaxation et atténuer les symptômes du mal des transports, et que l’air frais, l’entraînement à la rétroaction autogène et la respiration diaphragmatique contrôlée peuvent aider à lutter contre le mal des transports.
Bien que le résumé du bulletin de pratique de 2015 de l’American Congress of Obstetricians and Gynecologists recommande la pyridoxine (vitamine B6), seule ou en association avec la doxylamine (un antihistaminique), comme traitement sûr et efficace des nausées et vomissements liés à la grossesse, aucune preuve ne soutient l’affirmation selon laquelle la pyridoxine prévient ou soulage le mal des transports. La prise de doses excessives de suppléments de pyridoxine pendant une période prolongée peut affecter le fonctionnement du système nerveux.
Bien que les preuves de son efficacité soient limitées, une étude a montré que la prise de 500 mg de vitamine C peut contribuer à atténuer le mal de mer, notamment chez les jeunes adultes. Il est important de noter que chez les enfants de 3 ans et moins, la dose journalière maximale recommandée de vitamine C est de 400 mg. Un excès de vitamine C peut provoquer des troubles gastro-intestinaux.
De nombreux produits et recettes de crèmes solaires maison, présentés comme des « écrans solaires naturels », sont proposés en ligne. Bien qu’il n’existe aucune preuve de leur efficacité contre les dommages causés par le soleil, certaines études suggèrent que les compléments alimentaires à base de catéchines de thé vert pourraient contribuer à protéger la peau des rayons ultraviolets. Aucune étude n’a démontré l’efficacité d’autres compléments alimentaires ou produits à base de plantes, tels que l’aloe vera, le bêta-carotène et le sélénium.
Divers produits, comme le charbon actif, l’hydraste du Canada, l’extrait de pépins de pamplemousse et les probiotiques, sont présentés comme des solutions pour prévenir ou traiter la diarrhée du voyageur. Il est important de conseiller aux voyageurs les précautions à prendre concernant la sécurité alimentaire et l’eau.
Aucune preuve solide ne soutient l’efficacité du charbon actif contre la diarrhée du voyageur, les ballonnements, les crampes d’estomac ou les gaz. Ses effets secondaires sont mal documentés, mais se sont révélés bénins lors des essais cliniques menés sur des personnes en bonne santé. L’administration de charbon actif est déconseillée aux enfants souffrant de diarrhée et de déshydratation, car il peut absorber les nutriments, les enzymes et les antibiotiques présents dans l’intestin et masquer l’importance de la perte hydrique.
Aucune étude de haute qualité n’a été publiée sur l’hydraste du Canada dans le traitement de la dyskinésie tardive. Des études montrent que l’hydraste du Canada inhibe les enzymes du cytochrome P450, ce qui soulève des inquiétudes quant à une possible augmentation de la toxicité ou une modification des effets de certains médicaments.
Les affirmations selon lesquelles l’extrait de pépins de pamplemousse préviendrait les intoxications alimentaires bactériennes ne sont pas étayées par la recherche. Les personnes devant éviter le pamplemousse en raison d’interactions médicamenteuses doivent également éviter l’extrait de pépins de pamplemousse.
Les données sont insuffisantes pour tirer des conclusions définitives quant à l’efficacité des probiotiques dans la prévention de la diarrhée du voyageur. Bien que certaines études aient donné des résultats prometteurs, les méta-analyses aboutissent à des conclusions contradictoires. L’interprétation des données est complexe car les études ont utilisé diverses souches microbiennes ; certaines n’étaient pas suffisamment contrôlées et les doses optimales ainsi que la durée d’utilisation n’ont pas été définies.
Le CDC ne recommande pas de se rendre dans d’autres pays pour des interventions médicales non testées ou pour acheter des médicaments non approuvés aux États-Unis.
Compte tenu du grand nombre d’interventions complémentaires ou intégratives et de la profusion d’informations potentiellement trompeuses à leur sujet disponibles sur Internet, aborder ces approches avec les patients peut sembler complexe. Il est toutefois important d’être proactif, car les enquêtes montrent que de nombreux patients hésitent à en parler avec les professionnels de santé. Les organismes fédéraux (comme le Centre national pour la santé complémentaire et intégrative) proposent des ressources fondées sur des données probantes pour aider les professionnels de santé et leurs patients à avoir des échanges constructifs sur les approches complémentaires.
L’auteur suivant a contribué à la version précédente de ce chapitre : Kathleen Meister.
Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). (2025).
Livre jaune du CDC 2026 : Informations sanitaires pour les voyages internationaux . Oxford University Press.
Nous aidons les patients internationaux à coordonner les informations, la communication avec les prestataires de soins et l'organisation pratique de leur voyage en vue de recevoir des soins en Chine. MedBridge n'est ni un hôpital ni un prestataire de soins médicaux.
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